Activité physique adaptée et cancer : un nouveau décret ouvre une expérimentation dans trois régions
Le décret n° 2026-281 du 14 avril 2026 lance une expérimentation de deux ans pour intégrer un programme de séances d’activité physique adaptée dans le parcours de soins des personnes recevant ou ayant reçu un traitement pour un cancer. Cette mesure concerne la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec une mise en œuvre encadrée par des structures conventionnées avec les agences régionales de santé.
Un cadre expérimental pour mieux accompagner les patients
Le texte précise que le parcours de soins global prévu pour les personnes atteintes de cancer peut désormais être complété par un programme d’activité physique adaptée, sur prescription médicale, comprenant des séances et un bilan final. L’objectif est de structurer une prise en charge plus lisible et mieux coordonnée pour les patients pendant ou après leur traitement. Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de l’article 42 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024.
Qui peut bénéficier du dispositif ?
Le dispositif vise les personnes bénéficiant du parcours de soins global pour les patients recevant ou ayant reçu un traitement pour un cancer. Le décret ne crée pas une prise en charge générale et nationale immédiate, mais une phase d’expérimentation limitée dans le temps et dans certaines régions. Cela signifie que l’accès dépendra du déploiement local du programme et des structures participantes.
Comment le programme sera organisé ?
Le programme sera mis en œuvre et coordonné par une structure ayant conclu une convention avec le directeur général de l’agence régionale de santé. Ces structures seront responsables du respect d’un cahier des charges défini par arrêté ministériel et devront coordonner les professionnels intervenant dans le programme. Un autre arrêté précisera la durée de prise en charge, le nombre de séances par patient, les modalités d’inscription au parcours de soins, les plafonds de financement et les critères d’éligibilité des professionnels.
Ce que cela change pour l’activité physique adaptée
Pour les patients, cette expérimentation peut faciliter l’accès à des séances d’activité physique adaptée dans un cadre mieux structuré et médicalement encadré. Pour les professionnels, elle ouvre la voie à un dispositif financé et organisé autour de critères précis de qualification et de coordination. Pour les acteurs de santé, elle constitue aussi un test grandeur nature pour évaluer l’intérêt d’une prise en charge plus systématique de l’APA en oncologie.
Pourquoi l’activité physique adaptée est importante en oncologie
L’activité physique adaptée est aujourd’hui reconnue comme un levier utile pour accompagner les personnes touchées par le cancer, notamment pendant les traitements et dans la phase de récupération. Elle peut contribuer au maintien des capacités physiques, à la reprise de confiance dans le mouvement et à une meilleure qualité de vie. Dans ce contexte, l’expérimentation annoncée par le décret vient renforcer une dynamique déjà engagée autour du sport-santé et du parcours de soins global.
Ce qu’il faut retenir
Le décret du 14 avril 2026 ne généralise pas encore le dispositif à toute la France, mais il marque une étape importante dans la reconnaissance de l’activité physique adaptée comme soutien de soin pour les patients atteints de cancer. Pendant deux ans, trois régions serviront de terrain d’expérimentation pour tester l’organisation, le financement et la coordination de ce programme. Si les résultats sont concluants, cette expérimentation pourrait nourrir une future extension du dispositif.
Lien du décret : urlr.me/qHt79K
